Carnet de route

Le 10/04/2017 par Jean-Marie BILLARD

La journée a bien commencé : beau temps et chaleur annoncée, ponctualité des participants au départ de Casa, regroupement au péage de Skhour Rahmna, goudron pour approcher le départ de la rando… Sauf que le chef de course (c’est moi) s’est planté dans l’itinéraire d’approche en bifurquant trop tôt. Résultat : quelques kilomètres de (bonne) piste et un peu de marche en plus. Nous sommes accueillis par des villageois sympathiques qui nous promettent de prendre soin de nos voitures pour la journée. Il est 10H30 et il fait bon.

 

Une première marche pour approcher la base du gros tas de pierres qui va nous servir de terrain de jeu durant toute la journée. Ascension à travers un pierrier exposé plein sud : premières suées mais tout notre courage est là. Arrivés au sommet, la vue sur la retenue et sur les villages voisins est spectaculaire. D’autant plus que les pluies de cet hiver ont mis du vert un peu partout, à défaut d’avoir rempli le barrage dont le niveau est resté très bas.

Parmi les cafistes, beaucoup de nouveaux et de nouvelles, les nouvelles se mettant rapidement dans l’ambiance : plaisanteries et fous rires fusent

 

Deuxième étape : atteindre le point piquenique. Pas difficile, il suffit de suivre la crête qui dégage des vues soit sur la retenue à gauche, soit sur la plaine à droite. Nous ne verrons pas l’Atlas aujourd’hui, le temps est trop brumeux. Photo de groupe, piquenique, discussions, mais pas de sieste faute d’ombre. Les paysages sous le soleil et sous le ciel bleu sont magiques.

 

Nous descendons tout de suite vers la retenue. Un peu raide mais sans difficulté. La chaleur devient lourde. Nous cheminons au milieu des cultures d’orge bien verte et des plantations récentes d’oliviers. Un petit tour près de la retenue, au bord d’une eau sans fraicheur (mais pas sans odeur) puis retour par le chemin poussiéreux vers le douar Oulad Aïssa en passant près d’une nouvelle bâtisse destinée à devenir un gîte. Là, il commence à faire très chaud et les premiers signes de fatigue apparaissent chez les moins entraîné(e)s. Un jeune villageois compatissant nous cède deux bouteilles de Sidi Ali presque fraîche. Mais pas d’enthousiasme : la perspective de devoir regrimper la colline sous le soleil pour retrouver les voitures de l’autre côté a douché l’ambiance.

 

Un peu de repos dans un petit coin d’ombre et le groupe reprend le chemin de la colline. Heureusement de ce côté, il est bien tracé à flan de pente sans trop de pierres. La chaleur est toujours là et malgré un peu d’air frais, elle devient étouffante. Charlie, un bourricot qui se trouve là est mis à contribution pour aider à l’ascension de 2 souffles courts. Chacun donne tout ce qu’il a, encourage le voisin, soutient le plus faible et finalement arrivés en haut, tout le monde peut apercevoir les voitures… au loin. Le soleil est presque horizontal et les couleurs tournent aux pastels.

 

Il ne reste plus qu’à redescendre de notre tas de pierres et reprendre le sentier qui mène aux voitures. Il est près de 6H00 lorsque le groupe se sépare, heureux de cette journée. Aucun doute, nous nous souviendrons tous longtemps de cette sortie. Pour la lumière, pour les tableaux, pour l’ambiance, pour l’effort, pour les douleurs, pour la chaleur, pour les rencontres, pour la générosité, pour Charlie… et même pour les pierres.

 

A une prochaine sortie, sans pierre ?







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