Carnet de route

Barrage El Massira - 12 nov 2017

Le 13/11/2017 par Jean-Marie BILLARD

9H30, parking du péage de Skhour Rhamna. Belles lumières, ciel bleu, pas de vent, la journée s’annonce bien. Les voitures arrivent une à une. Je suis heureux de retrouver de vieilles connaissances et aussi de découvrir quelques nouveaux visages. Les conversations s’engagent : l’actualité, les souvenirs, les nouvelles des absents… Tout le monde est maintenant arrivé, nous pouvons repartir pour le village d’Oulad Aïssa, point de départ de notre marche d’aujourd’hui.

Les villageois nous accueillent avec le sourire, apparemment heureux de nous revoir. Derniers préparatifs et nous voilà partis pour les choses (un peu) sérieuses en direction de la crête. Mais tout le monde est en forme et après à peine plus d’un quart d’heure nous pouvons admirer la retenue du barrage d’Al Massira et ses eaux bleues. Je mesure la sécheresse qui sévit ici : à 360° les paysages sont désertiques à l’exception de quelques taches vertes près de l’eau et le niveau du barrage est au moins à 20 m en dessous de son niveau maxi.

Je découvre Yacine et Ghali, 8 et 6 ans. Ils seront mes « assistants » durant le reste de la rando. Courageux, ils marcheront sans se plaindre toute la journée malgré un terrain pas très facile, avec beaucoup de pierres sur le chemin. Et des montées et des descentes : « montagnes russes » dira Yacine. Nous arrivons enfin au point piquenique, une sorte de plateforme d’où l’on peut apercevoir la retenue de part et d’autre de l’arête qui nous sert de fil d’Ariane depuis le matin.

Pause piquenique. Chacun s’installe comme il peut, à l’ombre pour ceux qui craignent le soleil, au soleil mais avec un petit vent frais pour les autres. Après une petite période de silence pour cause de bouche pleine, les conversations reprennent ou se poursuivent : les bavard(e)s se reconnaîtront. Il est 14H00. Traditionnelle photo de groupe sur fond d’eaux bleues puis c’est le départ vers la descente au lac vers le nord à travers champ.

Pas de difficulté pour la descente. Nous arrivons vers une petite plantation d’oliviers vraiment en souffrance par manque d’eau. Pendant un instant j’hésite et finalement je décide de rentrer directement par la piste sans faire la boucle habituelle au bord de l’eau. Elle est maintenant trop loin et en novembre la nuit tombe très vite. Retour un peu fastidieux mais finalement assez rapide au village. Ghali, Yacine et leur maman ont trouvé un transport de secours et nous nous retrouvons tous pour une dernière pause avant la remontée vers la crête.

L’ascension au retour est presque aussi rapide que le matin. Les enfants sont fatigués mais aidés par les uns et par les autres ils finiront par arriver sans être les derniers. Ouf ! Les voitures sont toujours là en contrebas qui nous attendent. Un dernier coup d’œil sur le panorama sous le soleil couchant et nous redescendons. Le début est raide, rocailleux et douloureux pour les genoux après 15km de marche. Heureusement, la pente s’adoucit ensuite jusqu’au village où nous arrivons avec les derniers rayons du soleil.

Comme d’habitude, les villageois nous attendent et nous gratifient d’une grande théière de thé à la menthe, de deux gros pains faits maison et d’un bol d’huile d’olive. Je suis toujours confondu par la générosité de ces gens simples pour qui la vie n’est pas si simple, surtout par ces temps de sécheresse. Ça fait du bien. Nous reviendrons.

Il est 17h00 et il est temps de repartir avant que la nuit tombe pour de bon. Le soleil se couche sur des paysages ocres et le ciel rougeoie. La pluie tellement attendue n’est pas pour demain. Je me dis que mes deux petits assistants vont bien dormir ce soir…







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