Randonnée alpine au Yagour
Le 31/01/2026 par Justine Rota
Briefing dès lundi pour revoir le tracé de la randonnée et les manip de corde pour cette sortie en conditions d'enneigement inédite qui nous demandera une vigilance accrue. Ce groupe du GRA (je milite encore pour un nom plus décent) se compose de 13 participants dont nos encadrants Iannis et Faiçal, et Mohamed, notre super guide local.
Arrivée vendredi soir au gîte de Rachid dans le village de Tizi N'Oucheg, avec un dernier briefing autour d'une tisane. On modifie finalement l'itinéraire pour éviter un couloir trop engagé.
Début de la rando samedi 7h30 après un copieux petit déjeuner ! Première phase d'approche avec le levé de soleil, on laisse derrière nous le village aux pierres rouges et les cultures verdoyantes.
9h20 : une question de Iannis "alors est ce que vous êtes heureux ?", une réponse unanime "Oui !"
On arrive à un premier plateau où nous chaussons les crampons pour monter une face enneigée un peu raide. Les crampons sont bien utiles, ceux qui ont mangé un peu trop de msemens au ptit déj s'enfoncent un peu plus, on sort les piolets.
La bascule pour arriver au plateau du Yagour est somptueuse : un désert blanc baigné de soleil et entourés de pics enneigés.
11h30 : on est heureux !
On troque nos crampons contre les raquettes et nos casques contre des casquettes. Il fait chaud, on fait tomber la polaire !
La neige a une texture parfaite pour faire des boules, j'en envoie une pour tester, qui trouve réponse.
La traversée sur la plateau est paisible mais assez longue, ralentie par les 1 mètre 50 de neige qu'on a sous les pieds. On passe devant les azibs. La flore est absente mais on repère un peu de faune : des sangliers qui courent au loin, des coccinelles sur la neige qui ne doivent pas comprendre ce qui leur arrive et des grosses empruntes qui, d'après nos analyses, sont sûrement celles du yéti.
14h : on est heureux et repus de nos piques niques.
On descend par une boucle, qui nous fait traverser plusieurs rivières. Mohamed repère un passage où l'eau est plus basse, Faiçal se sacrifie, de l'eau jusqu'aux genoux, pour nous aider à passer.
16h : on est heureux même si on a les pieds mouillés !
On enlève les raquettes et on longe la rivière pour arriver aux premiers villages en même temps que le coucher de soleil.
Après quasi 11h de randonnée nous rentrons au gîte où l'on se régale d'un thé, d'une douche chaude (pour les plus chanceux) puis d'un bon repas avec un débriefing très positif. On suspecte tout de même Iannis d'avoir une passion pour les briefing/débriefing !
Le lendemain "grosse mat" avant d'aller visiter le village et découvrir tous les projets de l'association de Rachid : la vie en communauté, leurs travaux pour amener de l'eau potable, leur construction d'école et leurs projets à venir notamment en santé. Des actions qui ont réussi à remettre de la vie dans ce village de l'Atlas, là où les autres villages ont tendance à se dépeupler.
On finit de se dégourdir les jambes jusqu'au promontoire, vue sur la vallée de l'Ourika et les montagnes alentours avant de retourner lézarder sur la terrasse en mangeant un bon tajine.
Bref, un week-end qui rend heureux !